
Imaginez votre correcteur découvrant votre copie. Quelle sera sa première impression ? Avez-vous pensé à lui faciliter la tâche en veillant à la lisibilité de votre écriture, critère essentiel de capacité à la communication écrite ? Pour ce faire, gardez à l’esprit qu’un devoir bien présenté, et dont l’approche est agréable donnera d’emblée une opinion favorable au correcteur.
Quelques conseils à suivre pour œuvrer dans ce sens :
Et retenez bien cette devise : If a job ’s worth doing, it is worth doing well! (Si un travail vaut la peine d’être fait, autant le faire bien !)
Tout d’abord, rassurez-vous car l’on ne vous demande pas d’avoir compris tous les mots du texte de façon exhaustive ! Vous devrez être capable de répondre aux questions posées dans la partie compréhension qui parfois évitent les passages trop difficiles du texte.
La traduction peut vous apparaître un exercice un peu périlleux auquel vous n’êtes pas encore bien habitué(e). Il s’agit pour vous de démontrer que non seulement vous avez compris le sens des mots, voire du passage, mais que vous êtes également capable d’en rendre compte dans la langue française. Ce sont donc deux étapes distinctes dans la démarche qui supposent donc deux efforts différents pour accomplir l’exercice.
Il vous est certainement déjà arrivé de penser : « je vois ce que cela veut dire, mais je ne sais pas l’exprimer en français ». La première étape est la compréhension ; la seconde, la traduction.
Pour parvenir à traduire, il faut avoir saisi le contexte, le niveau de langue utilisé par le narrateur, et il faut bien évidemment connaître la langue française. En général, on ne cherche pas à vous piéger avec un passage difficile sur le plan lexical. On cherche surtout à vous faire réfléchir à la notion de correspondance ou d’équivalence entre ces deux langues.
Lorsque vous avez compris, concentrez-vous donc particulièrement sur la tournure française. Méfiez-vous des anglicismes sur le plan syntaxique comme par exemple : "A remote little village". La syntaxe anglaise impose que tous les adjectifs soient avant le nom ; en français, on pourra traduire par : « un petit village loin de tout. » Les italiques sont fréquentes en anglais. Exemple : "I want to leave." = « Moi, je veux partir. » (doublement du pronom personnel, ce qui n’est pas possible en anglais). De même, les nombreuses voix passives en anglais supportent mal la traduction littérale : le français préfère les tournures en « on » suivies de la voix active.
Il vous est conseillé de revenir sur votre traduction au moment de votre relecture et de vérifier si votre texte français est compréhensible pour une personne qui n’aurait aucune connaissance ni du texte ni de la langue anglaise. À ce sujet, si une phrase entière en anglais vous semblait incompréhensible, proposez une traduction plausible, en accord avec le contexte, plutôt que de risquer un mot à mot qui aboutirait à un non-sens total, et qui serait très pénalisant.
De même, ne laissez aucun « blanc », car un mot manquant est la plus grave erreur et correspond systématiquement à un contresens.
Enfin, sachez que l’orthographe et la grammaire sont aussi évaluées dans votre traduction et que l’accumulation des erreurs est préjudiciable. Veillez à vous exprimer dans un français correct et fluide. Les formes verbales au passé simple sont en particulier surveillées : he answered = il répondit ; she ran = elle courut ; she read = elle lut ; she saw = elle vit… Si la forme verbale est peu usitée en français, pensez à utiliser le passé composé.
Et méditez sur cette superbe devise : « Tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ! » À vos plumes !
Il existe quatre types de sujets possibles : on peut vous demander d’écrire un dialogue, de rédiger une lettre, de raconter une histoire (sujet de type narratif) ou de discuter une question (sujet de type argumentatif). Chaque sujet impose des contraintes formelles strictes qu’il vous faut maîtriser. Quel que soit le sujet que vous choisissez, veillez à respecter le nombre de mots demandés et indiquez-le à la fin de votre copie (exemple : 300 words).
Lorsqu’ils ont le choix, la plupart des candidats optent pour le dialogue, qu’ils estiment être un exercice moins ardu que le sujet d’argumentation. C’est méconnaître les contraintes propres à ce type de sujet et les écueils qu’il réserve.
Cet exercice fait certes appel à votre imagination, mais exige avant tout une compréhension fine du texte étudié. En effet, votre dialogue doit non seulement être en cohérence avec les événements mentionnés dans le texte, mais il doit également refléter le profil psychologique des personnages ainsi que leurs relations, tels que vous les aurez mis en évidence dans la partie compréhension.
De plus, la rédaction d’un dialogue impose des contraintes formelles strictes. Comme pour une dissertation, il est primordial d’introduire votre dialogue : annoncez en une phrase qui va parler de quoi, et dans quelles circonstances. S’il s’agit d’une conversation téléphonique, précisez-le : After meeting her students for the first time, Helen Reed phones her best friend Amanda to let her know about her first impressions.
Faites attention également à la ponctuation : en anglais le discours direct fait appel aux guillemets, et implique que vous alliez à la ligne lorsque le locuteur change.
Le temps de la narration en anglais étant le passé, vos verbes introducteurs doivent être au prétérit, et varier le plus possible. Vous pouvez les moduler à l’aide d’adverbes :
“Hello, Amanda speaking.”
“Hi, Amanda!”
“Is that you, Helen?”, Amanda asked excitedly. “So, tell me about your students: what are they like?”
“Well, they’re quite nice, actually”, Helen answered, sounding tired but relieved.
Votre dialogue peut aussi prendre la forme d’un extrait de pièce de théâtre. Dans ce cas, les noms des personnages apparaîtront clairement afin d’éviter toute confusion. Modulez les répliques à l’aide de courtes indications scéniques, mises entre parenthèses :
AMANDA (anxious): They didn’t drive you mad, did they?
HELEN (laughing): Not at all, don’t worry! They’re very well-mannered.
Votre dialogue se doit d’être vivant et le plus authentique possible. Vous pouvez donc adopter un registre courant, voire familier si le contexte s’y prête, mais évitez le recours aux expressions argotiques.
La fin de votre dialogue ne doit pas être négligée : ne l’interrompez pas brutalement sous prétexte que vous avez fait votre quota de mots... Votre dernière réplique peut servir de conclusion :
“I have to go now, Amanda”, Helen said. “See you soon!”
She hung up.
Vous allez rédiger une lettre. Le caractère épistolaire d’un écrit présente des caractéristiques qui le distinguent totalement des autres types d’écrit.
Voici un exemple de consigne qui peut vous être proposé : "Write a letter to the main character to give him some advice as to whether he should stay or he should move from his home town". Vous pourrez également jouer le rôle d’un des personnages écrivant à un protagoniste de l’histoire : "Imagine you are the main character and you are writing a letter to your aunt, fifteen years later, to let her know how you feel about what happened." En tout état de cause, la lettre aura plutôt un caractère personnel, non officiel, et non administratif. Votre expression sera guidée ou semi-guidée, les lignes directrices vous seront en général suggérées.
Rédiger une lettre implique un certain nombre de présupposés :
Ce n’est qu’après vous être posé toutes ces questions que vous pourrez entamer la rédaction de la lettre.
Il reste à définir une présentation claire.
Commencez par rédiger :
Quelques formules sont à apprendre, car elles vous seront indispensables dans presque tous les cas.
Votre lettre aura un meilleur impact si elle comprend des paragraphes, si le lexique et la syntaxe sont riches et idiomatiques et si la lecture en est agréable et personnalisée.
Now you are ready to put pen to paper and as the saying goes: The pen is mightier than the sword!
Ce type de sujet peut être lié au texte (“Carry on with the story as if you were the writer, and imagine an end”, “Imagine what happened before the story starts”) ou à votre expérience personnelle (“Can you think of an event which changed your life or the life of somebody you know?”, “Write about something strange or unexpect-ed you suddenly discovered in your childhood, and the consequences it had for you”). Dans les deux cas, vous devez raconter une histoire, et donc vous exprimer au passé et utiliser le prétérit : attention aux verbes irréguliers !
Dans le cas d’un sujet lié au texte, vous devrez respecter le style de l’auteur et la psychologie des personnages. Si le texte de départ comporte des passages dialogués, incluez-en dans votre travail. Le plus souvent, on vous demandera d’imaginer la fin de l’histoire : vous pouvez recopier la dernière phrase du texte et l’utiliser comme amorce de votre travail. Gardez à l’esprit le fait que l’histoire doit réellement se terminer à la fin de votre devoir : vous ne pouvez conclure sur trois petits points (“Suddenly, the door opened ...” ) et laisser votre lecteur en plein suspense ! Ce n’est pas à lui de faire votre travail ! Attention également aux fins fantaisistes faisant intervenir escadrons d’hélicoptères ou invasions extra-terrestres : restez en accord avec le ton du texte !
Relater une expérience personnelle n’est pas toujours aisé : vous n’aurez pas forcément vécu le type d’expérience demandé, ou bien vous n’aurez pas spécialement envie d’en parler. En ce cas, n’hésitez pas à inventer, ou à vous approprier une anecdote que l’on vous aurait racontée. Le but de l’exercice n’est pas de vous psychanalyser, mais de vérifier que vous avez bien compris le sujet et que vous êtes capable de le traiter dans un anglais convenable. Vous devez bien sûr relater les faits, mais aussi expliquer l’impact que cet épisode a pu avoir sur vous à l’époque, et les souvenirs que vous en gardez.
Vous pouvez être amené(e) à discuter une question relative au thème abordé dans le texte (“Should mobile phones be banned in public places?”, “Money can’t buy happiness. Discuss.”), ou bien à donner votre opinion personnelle sur un sujet précis (“What do you personally think of human cloning?”, “Would you be ready to go and work abroad? Why or why not?”). Dans les deux cas, vous devrez argumenter votre réponse.
Au brouillon, analysez et définissez clairement les termes du sujet. Répartissez en deux colonnes les arguments répondant aux deux aspects de la question (“Yes/ No” ou “For/Against”). Vous pourrez ensuite construire votre plan, en gardant la thèse que vous voulez défendre pour la fin. Rédigez votre introduction et votre conclusion au brouillon.
Votre introduction doit comporter trois étapes : la première phrase annonce la thématique du devoir (“Some scientists have recently claimed that they had succeeded in cloning the first human embryo.”), la deuxième introduit la problématique en reprenant les termes du sujet (“The uproar caused by this announcement clearly shows that human cloning is a controversial issue.”). La troisième annonce le plan de votre devoir (“Indeed, even though this scientific breakthrough can be a source of hope for researchers, it nevertheless raises serious ethical concern.”).
La structure de votre développement doit être clairement matérialisée par des paragraphes. L’articulation logique de votre argumentation sera marquée par l’utilisation de mots de liaison appropriés (voir mémento en fin d’ouvrage). Souvenez-vous qu’illustrer n’est pas argumenter : les exemples sont nécessaires pour corroborer vos arguments, mais ils ne doivent pas s’y substituer. Sélectionnez-les soigneusement : évitez les références fantaisistes à des stars de la chanson française ou à des séries télé que votre correcteur pourrait ne pas connaître. Lorsque le sujet s’y prête, puisez plutôt vos références dans le programme de civilisation étudié en cours d’anglais.
Votre conclusion doit apporter la réponse à la question posée dans l’introduction. Cette étape doit être particulièrement soignée car c’est sur cette dernière impression que va rester votre correcteur avant de vous attribuer une note.
Bien entendu, la qualité de votre expression écrite entre en compte, tout autant que la qualité de votre argumentation. Vous devez vous montrer capable de construire des énoncés complexes dans une langue correcte, dépourvue d’erreurs grammaticales majeures, et dotée d’un lexique riche. Il est primordial de prendre le temps de relire votre travail, en traquant les fautes les plus courantes : verbes irréguliers, formes négatives, accords, orthographe... Sachez étoffer votre lexique, ne tombez pas dans le piège de la distinction simpliste “good / bad”, précisez votre pensée : qu’est-ce que “a good job” ? (It can be interesting, fascinating, well-paid, not too tiring, enriching, fulfilling...)
BETTER SAFE THAN SORRY...
... SO BE READY !