
L’épreuve ne durant que deux heures, il vous faudra choisir rapidement l’un des deux sujets. Demandez-vous si vous êtes capable de traiter les deux questions du sujet choisi. Le choix du sujet doit s’effectuer certes en fonction de votre connaissance de l’œuvre, mais également en fonction des questions. Comprenez-vous tous les termes, tous les enjeux ? êtes-vous en mesure de trouver une problématique ?
Une fois de plus, la brièveté du temps de l’épreuve vous contraint à faire un brouillon assez succinct. Vous devrez vous contenter d’analyser les deux questions, de proposer un plan à deux niveaux de titres (I, II, III, 1, 2, 3…) pour chacune, et de définir les grandes lignes de l’introduction et de la conclusion de chaque question. Votre brouillon doit être clair, aéré, et chacune des pages doit être numérotée afin que vous puissiez vous y retrouver aisément.
Pour chaque question, il s’agit de rédiger une petite dissertation. Vous ferez donc une introduction en trois parties dans laquelle vous situerez d’abord l’œuvre et le thème en fonction de la question, puis vous proposerez une problématique destinée à montrer que vous avez compris les enjeux du sujet. Enfin, vous annoncerez votre plan. Vous rédigerez ensuite votre développement en trois grandes parties. Attention ! il ne faut jamais faire apparaître le numéro et le titre des différentes parties. En revanche, vous soignerez les transitions entre vos grandes parties. N’oubliez pas de ponctuer votre devoir de citations précises, mises entre guillemets et accompagnées de leurs références (chapitres, numéro de la remarque pour La Bruyère…). Vous terminerez par une conclusion en deux temps : un bilan suivi d’une ouverture.
N’oubliez pas que, généralement, les questions ne valent pas le même nombre de points, la deuxième étant très souvent la plus importante. Par conséquent, vous la développerez davantage. Ne vous laissez pas prendre par le temps et consultezrégulièrement votre montre : il faut terminer les deux questions, d’autant que la deuxième vous permet de gagner plus de points. Si au bout d’une heure, vous n’avez pas terminé la première question, passez à la deuxième. Enfin, si vous n’avez pas le temps d’achever la rédaction d’une question, proposez la fin sous forme de plan détaillé et faites une petite conclusion.
Pensez à écrire lisiblement, à faire des paragraphes clairement visibles, à sauter des lignes après votre introduction et avant votre conclusion. La présentation est importante car votre correcteur aura à lire un grand nombre de copies, et plus vous faciliterez sa lecture, mieux il sera disposé à votre égard.
Prenez quelques minutes pour vous relire et vous corriger : la qualité de l’expression écrite fait partie des critères d’évaluation.
Cette épreuve est avant tout une épreuve de rapidité. Il faut donc que vous maîtrisiez parfaitement les œuvres et les objets d’étude pour traiter aussi rapidement les questions.
Plus qu’une analyse de détails (vous n’en avez pas le temps), on attend de vous une capacité à problématiser une question et à mobiliser vos savoirs pour répondre de manière construite à la question posée. Prenez donc le temps de bien analyser les sujets. Il n’y a pas de plan type attendu par le correcteur : vous disposez d’une grande liberté tant que ce que vous dites est justifié et cohérent. Traitez pendant l’année le plus grand nombre de questions possible afin d’être capable de vous adapter le jour J.
Cette épreuve est également destinée à évaluer votre culture littéraire. On attend donc de vous une connaissance très précise du texte, même si vous ne le citez pas toujours, et une connaissance plus générale des formes littéraires et des débats d’idées contemporains à l’auteur.
Enfin, n’oubliez pas que cette épreuve sanctionne aussi l’apprentissage de la langue qui vous a été dispensé au collège et au lycée. Soignez donc particulièrement l’expression écrite : évitez les phrases trop longues ou trop complexes, soyez précis dans l’emploi du lexique, utilisez le vocabulaire de l’analyse littéraire, soignez l’orthographe et les constructions syntaxiques. Et même si cette épreuve exige de la rapidité, bannissez toutes les abréviations.