Infos Bac et brevet 2008 - Les épreuves

 

L'épreuve de Philosophie L - ES - S

Liste des repères (toutes séries)

L’étude méthodique des notions est précisée et enrichie par des repères auxquels l’enseignant fait référence dans la conduite de son enseignement. Il s’agit de distinctions lexicales opératoires en philosophie, et de distinctions conceptuelles. La maîtrise de ces distinctions permet de mieux comprendre le sens et la portée d’un problème et de construire sa réflexion pour le traiter.

  • Absolu/relatif
  • Abstrait/concret
  • En acte/en puissance
  • Analyse/synthèse
  • Cause/fin
  • Contingent/nécessaire/possible
  • Croire/savoir
  • Essentiel/accidentel
  • Expliquer/comprendre
  • En fait/en droit
  • Formel/matériel
  • Genre/espèce/individu
  • Idéal/réel
  • Identité/égalité/différence
  • Intuitif/discursif
  • Légal/légitime
  • Médiat/immédiat
  • Objectif/subjectif
  • Obligation/contrainte
  • Origine/fondement
  • Persuader/convaincre
  • Ressemblance/analogie
  • Principe/conséquence
  • En théorie/en pratique
  • Transcendant/immanent
  • Universel/général/particulier/singulier
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Définition de l’épreuve

Pour les séries L, ES et S il s’agit d’une épreuve écrite d’une durée de quatre heures, coefficient 7 en L, 4 en ES et 3 en S. Vous devez y traiter un des trois sujets proposés : les deux premiers se présentent sous forme d’une question (correspondant à un champ ou à une notion du programme, voir ci-dessus), le troisième est un texte à expliquer (emprunté à un auteur figurant dans la liste des « auteurs au programme »), mais tous les trois doivent donner naissance à une dissertation, qui vous permettra de montrer des qualités de compréhension et d’analyse philosophiques, ainsi que votre aptitude à la démonstration. En d’autres termes, la copie doit indiquer que vous avez régulièrement travaillé et que vous avez su tirer profit de l’enseignement reçu dans l’année. Le repérage d’une problématique, l’aisance à utiliser des concepts rigoureux, la solidité de l’argumentation développée, la maîtrise des références que vous pouvez utiliser, sont les aspects principalement pris en compte pour apprécier et noter la copie.

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Pièges à éviter

Chaque année, les correcteurs déplorent le retour d’erreurs concernant aussi bien le traitement des sujets que l’aspect formel des copies. En voici une liste, qu’il vous appartient évidemment d’éviter.

Hors sujet

La copie sélectionne un terme du sujet pour réciter un cours complet à son propos, sans se soucier du moindre rapport avec la question posée. Il en va de même lorsque l’explication de texte se contente de ne conserver de ce dernier qu’une notion isolée pour en faire l’analyse tous azimuts, évidemment sans rapport avec le problème abordé par l’auteur.

Hors sujet partiel

Une analyse initialement justifiée égare la copie vers des domaines étrangers à la question. Demandez-vous en permanence si ce que vous écrivez est en relation avec le problème traité.

Contresens

À partir d’une interprétation erronée de la question posée, la copie s’égare dans des considérations qui ne la concernent pas. L’erreur peut provenir d’un concept pris dans un sens étranger à celui que lui confère la question, ou d’une expression mal interprétée.

Incohérence

La copie affirme des points de vue contradictoires sans même s’en rendre compte. Il y a aussi quelque incohérence à sauter d’une partie à une autre sans ménager de transition.

Argument d’autorité

On cite un auteur, et l’on sous-entend qu’il a forcément raison, puisqu’il s’agit d’un philosophe illustre. La citation n’est pas en elle-même un argument : elle peut venir illustrer une analyse, mais ne saurait la remplacer. Elle doit donc être introduite, et située dans un contexte qu’elle renforce.

Définitions dogmatiques

Variante de l’argument d’autorité : on n’attribue à un concept que le sens qu’il présente à l’intérieur d’un système philosophique particulier. Cela oblige à n’aborder la question traitée que d’un point de vue, admis comme seul légitime sans que le lecteur sache pourquoi.

Définitions stériles

Rappel en début de copie des définitions élémentaires de tous les termes de la question. Comme il est fréquent que le traitement d’un problème amène à redéfinir plus rigoureusement un concept, on fait ainsi état de formules inutiles, que l’on risque ensuite de contredire.

Éclectisme

Certaines copies se contentent d’une succession de résumés de systèmes de philosophie,éventuellement peu compatibles entre eux. Pour traiter un problème, il ne suffit jamais de rappeler ce qu’ont pu être les points de vue de Platon, Descartes, Kant, Hegel, Marx, Sartre, etc.

Échantillonnage

On additionne des exemples, en vrac et sans hiérarchie, sans qu’ils viennent illustrer une analyse conceptuelle.

Fausse conclusion

Après avoir développé deux parties défendant des points de vue contradictoires (ce que l’on nomme prétentieusement « thèse » et « antithèse »), on se contente de les résumer, sans apporter aucune solution à la question traitée : « nous avons vu que dans certains cas…, mais dans d’autres… ». La copie n’a donc servi à rien.

Paraphrase

Particulièrement fréquente dans les explications de texte : la copie se contente de rédiger autrement, en usant de diverses formules plus ou moins équivalentes, le texte proposé. Ce qui n’explique aucunement le problème ou les enjeux de ce dernier.

Étalage de savoir

La référence à un philosophe peut être utile, mais elle ne doit pas s’accompagner du résumé de tout ce que l’on connaît de son système. S’il peut être nécessaire d’évoquer Rousseau dans un sujet sur la liberté, il n’est pas utile de faire état de ses théories sur le langage ou la musique, sous prétexte de montrer que vous en savez beaucoup à son sujet…

Informations inutiles

Ce n’est pas parce que vous citez un auteur que vous devez signaler entre parenthèses un résumé de sa biographie, ses principaux ouvrages, ou l’influence qu’il a pu avoir. En particulier, ce genre d’informations ne sert rigoureusement à rien dans l’explication de texte.

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Définition de l'épreuve orale de philosophie

On vous demande d’y commenter un extrait d’ouvrage que vous aurez étudié durant l’année. Pour préparer l’oral, il convient donc en priorité de relire les textes, et les notes de cours s’y rapportant, ce qui ne signifie pas néanmoins que vous avez le droit d’oublier tout le reste du programme ; en effet, après votre commentaire, l’examinateur peut, dans le prolongement du texte, vous poser quelques questions complémentaires.

Vous présenterez donc à l’examinateur la liste (un seul titre d’ouvrage pour les candidats de série ES ou S) des textes étudiés en classe. Apportez les textes en double exemplaire : les enseignants de philosophie ne connaissent pas tous les textes par coeur… et il sera plus facile, pour l’examinateur lui-même, de suivre vos explications avec le texte sous les yeux.

L’examinateur choisit un passage (une page à une page et demie). Inutile de pousser un déchirant soupir de découragement sous prétexte que vous auriez préféré être interrogé sur un extrait de Descartes plutôt que sur Épicure (ou l’inverse) ; il n’est pas davantage recommandé de signaler que, par malchance, vous n’avez jamais rien compris à ce texte, ou que vous étiez absent(e) au moment où il a été étudié en classe, ou que votre professeur l’a abordé trop vite. Mieux vaut commencer à utiliser intelligemment le temps de préparation qui vous est accordé, c’est-à-dire vingt minutes.

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Le passage à l’oral

Vous disposez de vingt minutes, et il vous appartient de les utiliser pleinement pour montrer que vous êtes capable de comprendre un extrait philosophique : ses enjeux, sa démarche, ses conséquences.

Après avoir brièvement situé votre extrait dans l’ouvrage, lisez-le le plus clairement possible. Votre lecture doit déjà indiquer que vous maîtrisez le sens. Pour votre commentaire, suivez l’ordre indiqué ci-dessus, en vous aidant de votre brouillon. Prenez votre temps et parlez avec assurance : ne donnez pas à l’examinateur l’impression que vous quêtez sans cesse son approbation.

Il est évidemment possible que l’examinateur vous fasse remarquer, soit au cours de votre explication, soit à la fin, une ou plusieurs erreurs d’interprétation. Cela n’a rien de dramatique, c’est même un des avantages de l’oral : à l’écrit, personne ne peut vous avertir que vous faites fausse route… Il convient simplement que vous montriez que vous comprenez votre erreur, et que vous êtes capable de la corriger.
Si vous ne parvenez pas à vous corriger, il y a de fortes chances pour que l’examinateur vous indique la bonne lecture, mais pensez toujours qu’il n’est pas là pour faire l’explication à votre place. Reprenez donc la parole le plus tôt possible.

Lors de votre passage, l’examinateur ne dispose pas de votre livret scolaire ; il ignore donc vos notes de l’année (ainsi que celle obtenue à l’écrit). Il ne lui est pas interdit de vous les demander : si c’est le cas, soyez capable de les lui fournir (sinon, vous risquez de donner l’impression de considérer la philosophie comme vraiment négligeable). Mais n’en profitez pas pour expliquer qu’« il vous faut» telle ou telle note pour arriver à la moyenne, ou qu’après votre oral de mathématiques (ou d’histoire), vous espérez que l’examinateur ne sera pas trop sévère : de telles attitudes, hélas fréquentes, risquent d’irriter un examinateur dont la tâche consiste à juger votre compétence, et non votre capacité à susciter la sympathie ou la pitié !

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